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Iran-Russie : les deux puissances annoncent le lancement d’une nouvelle voie commerciale

Les présidents iranien Ebrahim Raïssi et russe Vladimir Poutine ont supervisé ce 17 mai la signature d'un accord pour accélérer la construction d'une route commerciale Nord-Sud visant à contourner les sanctions et à accroître leurs échanges.

Il était en discussion depuis plusieurs années : le nouvel accord bilatéral entre Moscou et Téhéran, annoncé ce 17 mai par Vladimir Poutine et son homologue iranien Ebrahim Raïssi, porte sur la construction d’une ligne ferroviaire d’une longueur de 164 km dans le nord-est de l’Iran, entre les villes d’Astara, à la frontière avec l’Azerbaïdjan, sur la mer Caspienne, et de Rasht.

Barils à Chennai en Inde (image d'illustration).

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L’objectif des deux pays – soumis à d’importantes sanctions imposées par les pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis – est de finaliser le projet de corridor Nord-Sud, un réseau de routes maritimes, ferroviaires et terrestres devant permettre aux marchandises russes d’atteindre l’océan Indien sans passer par les voies maritimes de l’ouest et le canal de Suez.

Poutine entend renforcer la sécurité alimentaire mondiale

«Cette artère de transport unique Nord-Sud, dont le chemin de fer Rasht-Astara, aidera à diversifier considérablement les flux de transport internationaux et à renforcer la sécurité alimentaire mondiale», a fait valoir Vladimir Poutine. 

Ce dernier participait par vidéoconférence à la signature de l’accord entre les ministres des Transports des deux pays à Téhéran. «Le transport des marchandises par le nouveau corridor aura un avantage concurrentiel considérable. Ainsi, la livraison de marchandises de Saint-Pétersbourg (Russie) à Bombay (Inde) prendra environ dix jours. À titre de comparaison, le trajet via les routes commerciales traditionnelles prend jusqu’à 30-45 jours», a-t-il ajouté.

Le président iranien Ebrahim Raïssi, présent à la cérémonie, a quant à lui souligné que l’accord était «une étape stratégique importante dans la coopération entre la République islamique d’Iran et la Fédération de Russie». Le «potentiel» entre les deux pays «est immense», a-t-il précisé.

Inquiétude à Washington

Un porte-parole de la Maison Blanche a déclaré le 16 mai que l’Iran et la Russie étaient «en train d’amplifier leur coopération militaire sans précédent». John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a cité en particulier la volonté de Moscou d’acquérir des drones iraniens plus sophistiqués après s’être fait livrer depuis le mois d’août plus de 400 drones, principalement de type Shahed.

Téhéran a, à plusieurs reprises, jugé «sans fondement» les accusations de fournitures d’armes à la Russie, en affirmant ne pas être partie prenante dans ce conflit. Téhéran et Moscou ont accéléré leur rapprochement dans les domaines économique, énergétique et militaire depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022 et l’imposition de sanctions contre la Russie par les pays occidentaux.

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