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JO 2024 : polémique autour du choix du rappeur Jul pour allumer la vasque olympique à Marseille

En choisissant le rappeur Jul pour allumer le chaudron olympique à Marseille, l’organisation a créé la polémique le 8 mai. Les paroles controversées de certains textes de l’artiste sont mises en cause jusque dans les rangs de la majorité. Les partisans de ce choix soulignent qu'il est le rappeur français «qui a vendu le plus de disques».

Aya Nakamura en février 2024 (image d'illustration).

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Le rappeur Jul qui allume la vasque olympique, avec la flamme fraîchement débarquée du Belem. Cette surprise, réservée au public présent sur le Vieux Port de Marseille lors de l’arrivée de la flamme sur le sol français, n’a pas été du goût de tout le monde.

«Je pense que ça a un peu gâché la fête, cette histoire», a notamment estimé le 9 mai sur France Info le président de la région Paca Renaud Muselier. Tout en le qualifiant de «chanteur exceptionnel», celui-ci a déclaré que Jul n’était «pas à sa place» dans cette cérémonie sportive.

«Il rend hommage à “la zone”, il ne rend pas hommage aux Jeux olympiques, il ne rend pas hommage à la France», a ajouté cet ancien responsable des Républicains, rallié à Emmanuel Macron. Celui-ci a par ailleurs regretté l’absence de la star du Football, d’origine marseillaise, Zinedine Zidane.

Jul, accusé de faire «l’apologie du viol» et du trafic de drogue

La critique du président de la région est partagée par des personnalités politiques de droite, à l’image du candidat Reconquête aux élections européennes Damien Rieu qui s’indigne : «Pourquoi absolument salir ces JO avec le pire de la culture musicale ?» L’auteur Éric Naulleau dénonce de son côté un chanteur «qui fait l’apologie du viol dans une de ses chansons».

La raison de cette levée de boucliers : des paroles controversées d’une chanson de l’artiste. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes qui se sont émus du choix de Jul ont cité la phrase «Te déshabille pas j’vais t’violer», du titre Sort le cross volé. Un morceau notamment visionné plus de 22 millions de fois sur YouTube.

Autre titre dans le collimateur des détracteurs de Jul, Avant la douane. «J’cache la beuh avant la douane, en fumette. Les yeux fermés, avant la douane. Ils te fouillent, te mettent à poil. Y a rien là, tu peux fouiller. Le pochon est caché dans les cheveux», y chante-t-il notamment.

Edwige Diaz, députée RN de Gironde, a de son côté dénoncé, sur le plateau de CNews, les paroles des chansons de l’artiste évoquant l’«apologie du trafic de drogue», la «haine anti-flic», l’«éloge de la délinquance des mineurs» et des «propos misogynes». L’élue estime que «plutôt que de choisir un artiste aux paroles de chanson critiquables, on aurait pu promouvoir un athlète».

«Il remplit un Stade de France en moins de cinq minutes»

«C’est un choix qui correspond à ce que les Français écoutent», a défendu sur le plateau de Sonia Mabrouk, sur CNews, Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations. «Jul le rappeur français qui a vendu le plus de disques», a-t-elle ajouté.

«Un rappeur qui parle à la jeunesse et pas seulement de Marseille, il remplit un Stade de France en moins de cinq minutes», assure également un conseiller ministériel, cité dans la presse française, et qui ne comprend pas les critiques. D’autres, à l’instar de l’essayiste Mathieu Slama, sur Radio J, y perçoivent un «mépris de classe», renvoyant à une autre polémique musicale : celle du choix d’Aya Nakamura pour se produire lors des JO.

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