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Ukraine : Scholz dit avoir «l’intention» de reprendre contact avec Poutine «le moment venu»

Le chef du gouvernement allemand a déclaré à la presse qu’il ne couperait pas définitivement les ponts avec Vladimir Poutine, affirmant avoir «l’intention le moment venu» de reprendre contact avec le président russe.

Dans un entretien accordé au Koelner Stadt-Anzeiger et publié ce 26 mai, le chancelier Olaf Scholz a déclaré qu’il reprendrait contact avec le président russe avec lequel il n’a pas eu d’échange depuis le mois de décembre. «Mon dernier entretien téléphonique remonte à un moment maintenant. Mais j’ai l’intention le moment venu de reparler avec Poutine», a assuré au quotidien le chef du gouvernement allemand.

Le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius encadré (d.) par l'ambassadeur d'Ukraine en Allemagne Oleksii Makeiev et (g.) par l'ancien boxeur ukrainien Wladimir Klitschko devant un char Leopard de l'armée allemande à Munster, dans le nord de l'Allemagne, le 20 février 2023 (illustration).

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Pour autant, Olaf Scholz maintient sa position, et celles des pays occidentaux : «Un retrait des troupes russes» demeure selon lui la condition d’une «paix équitable» en Ukraine. Interrogé sur la question de la Crimée, dont les habitants ont voté en mars 2014 leur rattachement à la Russie, le chef du gouvernement allemand a répondu que seule l’Ukraine pouvait définir ce qu’elle voulait.

Selon le Kiel Institute for the world Economy (IFW), un think tank allemand, Berlin a alloué plus de 14,7 milliards d’euros au soutien de l’Ukraine en un peu plus d’un an. S’étalant entre fin janvier 2022 et fin février 2023, ce décompte n’inclut pas les 2,7 milliards d’aides militaires supplémentaires annoncées le 13 mai, la veille de l’arrivée dans le pays du président ukrainien Volodymyr Zelensky.

Berlin, deuxième soutien financier et militaire de Kiev

«L’Allemagne est désormais le deuxième plus grand soutien de l’Ukraine, en termes financiers et humanitaires, mais aussi en ce qui concerne les livraisons d’armes», avait revendiqué Olaf Scholz lors d’une interview accordée au quotidien Die Welt et publiée le 22 mai. Interview dans laquelle le chancelier allemand tempérait cependant les demandes de Kiev de se voir rapidement promettre une intégration dans l’OTAN, soulignant que l’Ukraine ne remplissait pas toutes les conditions pour devenir membre de l’alliance militaire dirigée par les Etats-Unis.

Avant le renforcement des sanctions occidentales contre Moscou, entrepris la veille du conflit, l’Allemagne figurait parmi les principaux partenaires économiques européens de la Russie, tout particulièrement sur le plan énergétique. Un secteur clef pour l’outil industriel de la première puissance économique européenne, l’Allemagne étant notamment l’un des premiers importateurs mondiaux de gaz naturel.

En avril, selon l’office fédéral de la statistique Destatis, l’inflation en Allemagne s’élevait à 7,6%, en rythme annuel, au-delà des prévisions des économistes. Toujours selon les données de Destatis, après deux trimestres consécutifs de recul du PIB, l’économie allemande est officiellement entrée en récession, une première depuis la crise des subprimes en 2008.

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