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Bureau privé, maison familiale… Les découvertes de documents confidentiels chez Biden s’accumulent

Cinq pages supplémentaires de documents confidentiels ont été retrouvées dans la maison de famille du président américain Joseph Robinette Biden. L'opposition républicaine entend enquêter sur ces découvertes, qui se multiplient ces derniers temps.

La Maison Blanche a fait savoir le 14 janvier que de nouveaux documents confidentiels avaient été retrouvés dans la demeure familiale de l’actuel chef d’Etat américain. Un rebondissement supplémentaire dans une affaire très délicate puisque depuis le début de la semaine, l’exécutif américain enchaîne les communiqués sur des découvertes successives de dossiers confidentiels datant de la vice-présidence de Joseph Biden sous Barak Obama, d’abord dans un bureau à Washington, puis dans une résidence cossue de Wilmington (Delaware, est).

Le président américain, dont c’est le fief familial et politique, y séjourne d’ailleurs ce week-end, comme à son habitude.

Une loi de 1978 oblige les présidents et vice-présidents américains à transmettre, à l’issue de leur mandat, l’ensemble de leurs emails, lettres et autres documents de travail aux Archives nationales.

Des documents emportés «par inadvertance», plaide la Maison blanche 

L’avocat de la présidence Richard Sauber a dû communiquer à nouveau, et expliquer comment d’autres pièces avaient été découvertes au cours de la semaine dans la maison de famille.

Joseph Biden à la Maison Blanche, le 11 janvier 2023 (image d'illustration).

«Emballés par inadvertance» ? Nouveaux documents confidentiels trouvés dans un bureau privé de Biden

Le 11 janvier, rappelle Richard Sauber, des avocats personnels du président avaient retrouvé, dans une pièce voisine du garage, une page marquée comme étant un document confidentiel. N’étant pas dotés des autorisations nécessaires pour consulter ce genre de pièces, ces avocats n’ont pas poussé davantage leurs recherches et ont averti le ministère de la Justice, précise le conseil de la Maison Blanche.

Richard Sauber, qui a lui les autorisations voulues, s’est rendu 12 janvier au soir à Wilmington et y a découvert cinq autres pages, soit six pages de documents classifiés au total. Il indique que les représentants du ministère de la Justice qui l’accompagnaient en ont «immédiatement» pris possession.

Si l’affaire n’est devenue publique que cette semaine, elle a démarré il y a plus de deux mois. De premiers documents classés avaient été découverts le 2 novembre au Penn Biden Center, un cercle de réflexion de Washington où Joe Biden avait autrefois un bureau, et signalés aux Archives nationales.

Le 20 décembre, les avocats du président avaient ensuite trouvé, dans le garage de la maison de Wilmington, «un petit nombre de documents» potentiellement confidentiels, et averti le ministère de la Justice. Le 11 janvier, ces avocats ont mis au jour un document confidentiel, cette fois dans la pièce adjacente au garage de la maison. Le lendemain, l’avocat de la présidence y a découvert les cinq pages supplémentaires.

L’opposition républicaine monte au créneau

Le ministre de la Justice Merrick Garland a nommé un procureur indépendant, Robert Hur, pour enquêter dans ce dossier. La Maison Blanche plaide «l’erreur» et parle de documents emportés «par inadvertance».

Le président américain Joe Biden.

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La communication au compte-gouttes de l’exécutif – il a attendu la parution d’informations de presse pour admettre cette semaine les découvertes de documents de novembre – rend l’affaire délicate pour Joseph Biden, qui envisage de briguer sa réélection.

Le débat autour de la gestion des archives de sa vice-présidence rappelle que l’ancien président Donald Trump est lui aussi dans le viseur de la justice pour avoir emporté des documents officiels dans sa résidence de Floride.

Donald Trump avait d’ailleurs appelé à des perquisitions chez Joe Biden après les premières découvertes. Plus généralement, l’opposition républicaine entend enquêter sur le sujet, au travers en particulier d’une commission de la Chambre des représentants présidée par l’élu républicain du Kentucky James Comer.

Dans un communiqué, celui-ci a qualifié d’«inquiétant […] le fait que des assistants de Joseph Biden ont passé au peigne fin des documents en sachant qu’un procureur spécial serait nommé». 

«De nombreuses questions doivent trouver des réponses, mais une chose est sûre : la supervision arrive», a-t-il ajouté, regrettant ce qu’il a qualifié de «trois coups du président Biden contre la transparence».

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