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Burkina Faso : manifestation et tensions devant l’ambassade de France

Les militaires qui ont pris le pouvoir au Burkina ont accusé la France d'aider le lieutenant-colonel Damiba, renversé la veille, dans la préparation d'une contre-offensive, ce qu'a démenti Paris. Des tensions ont éclaté devant l'ambassade de France.

Un correspondant de l’agence Reuters a fait était d’un «feu» à l’ambassade de France dans la capitale du Burkina Faso, Ouagadougou, ce soir du 1er octobre dans un contexte de manifestation anti-française.

Un journaliste de France 24 a fait état, dans la soirée également, d’un «saccage aux portes de l’ambassade de France à Ouagadougou» et d’une «tentative d’y introduire des objets incendiés».

Selon un journaliste écrivant pour le média suisse Heidi.news, des manifestants ont «tent[é] de briser les vitres blindées et de forcer les portes» de l’ambassade. La même source évoque également un «caillassage» de l’Institut français de Bobo Dioulass et une «attaque» du consulat de France à Ouagadougou.

L’ancien ambassadeur de France au Mali Nicolas Normand a lui aussi diffusé sur Twitter des images présentées comme celles de vives tensions et de feux aux abords de l’ambassade.

Ces événements surviennent au lendemain d’un coup de force au cours duquel des militaires ont démis de ses fonctions le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, président de la Transition burkinabaise, lui-même arrivé au pouvoir par un putsch fin janvier.  Paul-Henri Sandaogo Damiba est désormais remplacé par un capitaine de 34 ans, Ibrahim Traoré.

Invoquant «la dégradation continue de la situation sécuritaire» dans le pays, les militaires à l’origine du nouveau coup de force ont annoncé la fermeture des frontières terrestres et aériennes ainsi que la suspension de la Constitution et la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée législative de transition.

Paris dément tout lien avec les événements au Burkina

Lors d’une intervention télévisée diffusée ce 1er octobre, les militaires à l’origine de ce coup ont évoqué l’hypothèse que «Paul-Henri Sandaogo Damiba se serait réfugié au sein de l’ambassade française» en vue de planifier une contre-offensive. «Cela fait suite à notre ferme volonté d’aller vers d’autres partenaires prêts à nous aider dans notre lutte contre le terrorisme. Nous invitons les vaillantes populations dignes et intègres à ne pas tomber dans le piège et à faire confiance en notre combat qui n’est autre que la restauration de l’intégrité territoriale. La patrie ou la mort, nous vaincrons», a déclaré un porte-parole des militaires en question.

Sur les réseaux sociaux, l’ambassade de France à Ouagadougou a démenti «avec fermeté» toute implication de l’armée dans les événements des dernières heures ainsi que «les rumeurs selon lesquelles des autorités auraient été accueillies ou seraient sous protection de militaires».

De plus, le ministère français des Affaires étrangères a «dément[i] formellement toute implication dans les évènements en cours depuis hier au Burkina». «Le camp où se trouvent nos forces françaises n’a jamais accueilli Paul-Henri Sandaogo Damiba, pas davantage que notre ambassade», a-t-il poursuivi.

Détails à suivre…




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