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«Instrument obéissant» de l’Occident et «russophobe» : la Russie charge le Conseil de l’Europe

La porte-parole de la diplomatie russe a déclaré que l'organisation était «en train de perdre sa raison d'être» à cause de «l'activité russophobe des Occidentaux», et que Moscou rejettait le «tutorat de Bruxelles en matière de droits humains».

Le 18 mars, la Russie a accusé  le Conseil de l’Europe – qui l’a exclue officiellement deux jours plus tôt – d’être un instrument «russophobe» au service des Occidentaux, en assurant rejeter le «tutorat de Bruxelles en matière de droits humains».

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«En raison de l’activité russophobe des Occidentaux, cette structure est en train de perdre sa raison d’être», a déploré dans un communiqué la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova. 

Les institutions du Conseil de l’Europe – y compris la CEDH – [ont] tendance à politiser les droits de l’homme en faveur des intérêts de l’Occident

«En plaçant le service des intérêts du bloc au-dessus de ses propres objectifs statutaires, le Conseil de l’Europe a été transformé en un instrument obéissant de l’Union européenne, de l’OTAN et de leurs satellites», a-t-elle poursuivi, avant de souligner que la Russie avait «attiré à plusieurs reprises l’attention sur les failles systémiques dans le travail des institutions du Conseil de l’Europe – y compris la CEDH – leur tendance à politiser les droits de l’homme en faveur des intérêts de l’Occident».

Moscou affirme ne pas accepter «le tutorat de Bruxelles en matière de droits humains»

La Russie a été officiellement expulsée le 16 mars du Conseil de l’Europe, dont elle était membre depuis 1996. Moscou avait vu sa participation dans les principaux organes du Conseil suspendue depuis le 25 février, le lendemain du lancement de son opération militaire en Ukraine. Une suspension et une privation «de tout droit de représentation» en raison desquelles la Russie avait remis le 15 mars au secrétaire général du Conseil de l’Europe «une notification officielle de son retrait de cette organisation», comme l’a rappelé Maria Zakharova. 

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«L’affirmation de Josep Borrell [le chef de la diplomatie européenne] selon laquelle la décision hâtive sur l’exclusion de la Russie prise par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe et adoptée le lendemain respecte les “procédures établies” est une tentative évidente d’induire tout le monde en erreur», a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe, qui a estimé que cette expulsion «ne change rien au fond pour [la Russie]». «Elle ne fait que nous dispenser de respecter les procédures et obligations résiduelles qui nous sont imposées», a-t-elle indiqué.

L’UE elle-même évite d’adhérer à la Convention européenne des droits de l’homme depuis de nombreuses années, essayant […] de négocier certaines exceptions, exemptions, privilèges

«La Russie n’accepte pas le tutorat de Bruxelles en matière de droits humains», a-t-elle poursuivi, accusant l’Union européenne d’éviter, «contrairement aux dispositions du traité de Lisbonne de 2011», «d’adhérer à la Convention européenne des droits de l’homme depuis de nombreuses années, essayant […] de marchander certaines exceptions, exemptions, privilèges» quant aux valeurs qu’elle défend, «comme dans un bazar». 

Créé en 1949, le Conseil de l’Europe réunissait jusqu’alors la quasi-totalité des Etats du continent – 47 au total, dont la Russie, depuis 1996, et l’Ukraine, depuis 1995.




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