Economie

Le Brésil veut acheter autant de diesel qu’il le pourra à la Russie

Lors d’une réunion du conseil de sécurité à l’ONU, la diplomatie brésilienne a fait savoir qu’elle comptait acheter à la Russie autant de Diesel que possible. Selon le président Jair Bolsonaro, un accord à ce sujet serait «presque conclu».

«Autant que nous pourrons» a répondu, selon Valor, principal magazine d’informations économiques brésilien, le ministre des Affaires étrangères du Brésil, le 12 juillet à l’ONU. Carlos Alberto Franco França, était interrogé, en marge d’une réunion du Conseil de sécurité présidée par le Brésil, par des journalistes qui lui demandaient quelle quantité de diesel son pays comptait acheter à la Russie.

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«Nous devons être sûrs d’avoir suffisamment de diesel pour l’agro-industrie et pour les chauffeurs brésiliens», a expliqué le chef de la diplomatie brésilienne aux journalistes. Face au problème, non pas tant de la disponibilité du pétrole que du manque de raffinage qui a réduit les réserves dans le monde, le diplomate a expliqué que le Brésil «recherch[ait] la sécurité» pour ses approvisionnements et que la Russie faisait partie des fournisseurs sûrs.

Cité par l’AFP, Carlos Alberto Franco França a en outre souligné que son pays était un «un partenaire stratégique» de la Russie, pays dont le Brésil est fortement dépendant pour les engrais. Peu de temps avant le président Jair Bolsonaro, qui doit affronter des élections en octobre et dont le pays est touché par la hausse mondial de livraison de diesel était sur le point d’aboutir.

Cité par le quotiden portugais Observador, il aurait aussi déclaré à un groupe de partisans devant sa résidence officielle à Brasilia : «Quand je suis allé en Russie [en février dernier], j’ai acheté des engrais pour l’agro-industrie et maintenant un accord est presque conclu pour que nous achetions du diesel moins cher en Russie.»

Approvisionnement «ininterrompu» en engrais

Lors d’une conversation téléphonique avec son homologue russe le 26 juin, le président brésilien avait déjà obtenu de la Russie, selon l’AFP, un engagement à garantir un approvisionnement «ininterrompu» en engrais, vital pour la puissante agro-industrie brésilienne qui importe plus de 80% des engrais qu’elle utilise, et dont  plus de 20% proviennent de Russie, son principal fournisseur.

La Russie est sous le joug de sanctions de l’Union européenne et des Etats-Unis depuis son opération militaire en Ukraine, le 24 février. Mais des puissances comme l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud ou le Brésil, partenaires de la Russie au sein de l’organisation internationale de BRICS, se sont refusés à suivre cette voie.




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