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Niveau d’alerte «rouge» en Transnistrie après plusieurs attaques à la frontière avec l’Ukraine

Des explosions ont frappé la région séparatiste de Transnistrie qui a signalé plusieurs attaques contre ses infrastructures, notamment aux lance-grenades. L'OSCE redoute une déstabilisation de cette région frontalière de l'Ukraine.

La Moldavie, qui jouxte l’Ukraine, organise le 26 avril un conseil de sécurité nationale, «en lien avec les incidents dans la région de Transnistrie», selon sa présidente Maïa Sandu. La république de Transnistrie est un État non reconnu par la communauté internationale, situé entre la Moldavie (dont elle est officiellement une partie du territoire) et l’Ukraine, et dont de nombreux habitants disposent d’un passeport russe. 

Les autorités de Transnistrie ont rapporté une attaque au lance-grenades survenue dans la nuit sur le ministère local de la Sécurité d’État, et des médias locaux rapportent que des frappes ont touché un aérodrome de Tiraspol. Enfin, le 26 avril au matin, des antennes qui diffusent une radio russe ont été détruites. «Le niveau de sécurité est reconnu comme critique. Décision a été prise d’introduire un niveau d’alerte “rouge” à la menace terroriste», a déclaré un dirigeant transnistrien, Vadim Krasnosselski. Ces attaques n’ont pas fait de victimes, aucune information sur leur origine n’a été divulguée. 

Un territoire sous tensions

La république de Transnistrie s’est autoproclamée indépendante au début des années 1990, après l’effondrement de l’URSS. Des combats éclatent alors entre l’armée moldave et les milices russophones de ce territoire. En 1992, une force trilatérale de maintien de la paix comprenant des forces russes, moldaves et transnistriennes est déployées puis les affrontements cessent sans qu’aucune solution ne soit trouvée d’un point de vue politique jusqu’à ce jour.

La région séparatiste a sa propre monnaie et ses propres forces de sécurité, et accueille en plus environ 1 500 soldats russes. La Transnistrie n’est pas reconnue par la communauté internationale, y compris par la Russie.

Mais alors que Moscou a lancé une opération militaire en Ukraine visant notamment, selon Vladimir Poutine, à défendre les populations du Donbass, le général russe Roustam Minnekaïev, commandant adjoint des forces du District militaire du Centre de la Russie, s’était récemment inquiété de l’«oppression» des populations russophones de Moldavie. La déclaration avait suscité la colère de ce pays voisin de l’Ukraine, qui a convoqué l’ambassadeur russe pour une protestation officielle. 

Réagissant aux récents développements, la mission de l’OSCE en Moldavie a condamné dans un communiqué «toute tentative de déstabiliser la situation». Elle a appelé «toutes les parties à rester calmes et à s’abstenir de toute action qui pourrait mettre à mal la stabilité et la confiance des deux côtés du Dniestr».




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