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Sommet arabe à Riyad : le président iranien appelle à qualifier Tsahal d’«organisation terroriste»

Les dirigeants arabes et le président iranien sont réunis le 11 novembre en Arabie saoudite pour un sommet conjoint qui devrait souligner l'urgence de mettre fin à la guerre à Gaza, qui risque d'embraser la région. L'Arabie saoudite a tenu «les autorités d'occupation (israéliennes) responsables des crimes commis contre le peuple palestinien».

Le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari Mohammed ben Abdulrahman Al-Thani et le ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir-Abdollahian, le 31 octobre 2023 à Doha (image d'illustration).

Gaza : «L’expansion du champ de la guerre est devenue inévitable», selon l’Iran

Les réunions d’urgence de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) se tiennent à Ryad, cinq semaines après le début de la guerre déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre.

L’Arabie saoudite «tient les autorités d’occupation (israéliennes) pour responsables des crimes commis contre le peuple palestinien», a déclaré le prince héritier Mohammed ben Salmane, à l’ouverture du sommet. «Nous sommes certains que le seul moyen de garantir la sécurité, la paix et la stabilité dans la région est de mettre fin à l’occupation, au siège et à la colonisation», a-t-il ajouté.

Le président iranien Ebrahim Raïssi, qui visite pour la première fois l’Arabie saoudite depuis le rapprochement des deux pays en mars, a demandé aux pays islamiques de désigner l’armée israélienne comme une «organisation terroriste». L’Iran soutient le Hamas mais aussi le mouvement islamiste libanais Hezbollah et les rebelles Houthis du Yémen, qui font craindre une extension du conflit.

Israël affirme vouloir détruire le Hamas et rend le groupe responsable du nombre élevé de morts, l’accusant d’utiliser des civils comme boucliers humains, ce que le mouvement nie.

L’Algérie et le Liban appellent à sanctionner Israël

La Ligue arabe et l’OCI devaient au départ tenir leurs réunions séparément, mais le ministère saoudien des Affaires étrangères a annoncé tôt le 11 novembre que les deux sommets seraient tenus en commun. Deux diplomates arabes ont expliqué à l’AFP que cette décision avait été prise après des désaccords sur une déclaration finale du sommet arabe.

Certains pays, notamment l’Algérie et le Liban, ont proposé de rompre les liens économiques et diplomatiques avec Israël et de cesser d’approvisionner en pétrole ce pays et ses alliés, selon ces diplomates. Toutefois, au moins trois pays parmi lesquels les Emirats arabes unis et Bahreïn, qui ont normalisé leurs relations avec Israël en 2020, ont rejeté cette proposition.

«Il est honteux que les pays occidentaux, qui parlent toujours des droits de l’homme et des libertés, restent silencieux face aux massacres en cours en Palestine», a déclaré pour sa part le président turc, Recep Tayyip Erdogan.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a quant à lui souligné que Washington avait «la plus grande influence sur Israël» et «portait (en conséquence) la responsabilité de l’absence de solution politique» au conflit.

Les présidents indonésien Joko Widodo, l’égyptien Abdel Fattah al-Sisi, l’émir du Qatar Cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani et le président syrien Bachar al-Assad figuraient également sur la liste des participants au sommet.

Environ 1 200 personnes ont été tuées côté israélien, en majorité des civils, le jour de l’attaque du Hamas, selon les autorités israéliennes. Et 239 personnes ont été enlevées et emmenées dans la bande de Gaza, selon les mêmes sources.

Depuis, Israël bombarde sans relâche le territoire palestinien contrôlé par le Hamas. Plus de 11 000 personnes parmi lesquelles au moins 4 500 enfants y ont été tuées, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas.

 

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